Affichage des articles dont le libellé est Rencontres animales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rencontres animales. Afficher tous les articles

dimanche 24 avril 2016

Des découvertes extraordinaires au jardin avec le Maginon WK 3

Un outil indispensable pour le naturaliste : l'appareil photo automatique !

Cet hiver je me suis équipée d'un appareil photo automatique pour découvrir les visiteurs du jardin.

Je savais que les chevreuils et lapins venaient grignoter sous les pommiers, que le renard me scrutait parfois la nuit depuis un talus, ses yeux scintillants trahis par ma lampe frontale, mais je n'avais pas encore idée de tout ce qui pouvait se tramer dans mon terrain une fois la nuit tombée et la nature rendue à ses vrais propriétaires.

L'appareil Maginon se déclenche au passage des animaux grâce à des capteurs thermiques. De nuit, les leds infrarouges s'allument au passage d'un animal pour prendre des clichés en noir et blanc. De jour les photos sont en couleur. Il y a également un mode vidéo que l'on peut régler pour des durées allant jusqu'à 1 minute. 

Les photos de 5 mp sont de qualité tout à fait correcte, et précisent également le cycle de la lune, la température, la date et l'heure, tout ce qu'il faut donc pour assurer un suivi et des statistiques.

L'appareil est discret, silencieux et l'éclairage rouge pour la prise de photos de nuit ne semble pas inquiéter les animaux. On peut l'attacher sur un arbre à l'aide de la sangle fournie, ou le visser sur un trépied pour appareil photo. Les photos sont enregistrées sur une carte SDHC, et comme Maginon fait bien les choses ils vous la fournissent avec l'appareil, tout comme les 8 piles AA nécessaires à son fonctionnement.

Après les premières découvertes, on va relever les photos chaque matin avec le même enthousiasme que si le Père-Noël était passé dans la nuit. Parfois il n'y a rien ou pas grand chose : une pie s'est posée, le chat a traversé le jardin ... mais d'autres fois c'est la surprise, qui vous apporte un sourire qui durera toute la journée !









mercredi 27 janvier 2016

Brocard sous les pommiers

Brocard (chevreuil mâle) en train de manger sous les pommiers, en milieu de matinée, courant septembre 2015. S'ils ne sont pas dérangés, les chevreuils sont des animaux plutôt diurnes, que l'on peut facilement rencontrer en plein jour, sous réserve de discrétion.

 
Le chevreuil est un ruminant, ainsi il s'alimente rapidement en milieu ouvert et peut ensuite aller ruminer en cachette.


L'odorat du chevreuil est excellent, mais sa vue médiocre basée sur le mouvement, m'a permis de prendre ces clichés sans qu'il ne s'aperçoive de ma présence.

 
 
La pousse des bois du mâle débute en hiver et dure 2 à 3 mois. Les bois sont mous pendant leur croissance et sont recouverts d'un velours. Au printemps, quand les bois sont solidifiés, le mâle les frotte aux arbres pour se débarrasser des velours. 
En septembre, on voit bien que les bois de ce brocard ne sont plus recouverts de velours. Ils vont tomber à l'automne (octobre-novembre).
 

 
 

mercredi 13 janvier 2016

La Perdrix Perdue du Peuple des Prés n°2

Je pense que je suis référencée au Guide Michelin des Perdrix Rouges.
Après avoir assuré l'accueil hôtelier et gastronomique de la Perdrix Perdue de l'hiver dernier (voir dans les articles précédents) - qui a profité de mes services pendant plus de 4 mois et est partie avec son baluchon sans me laisser ni de mot ni d'adresse -, j'ai le plaisir d'accueillir cet hiver encore, une nouvelle Perdrix Perdue, que j'ai baptisée la PP2 (Perdrix Perdue n°2).
Je ne sais par quel hasard elle aussi a atterri sous mes fenêtres, peut-être a t'elle rencontré pendant ses pérégrinations la PP1 (Perdrix Perdue n°1), qui lui aura donné mon adresse ...
Vous allez penser : mais c'est la même perdrix, pardi !
Que Nenni ! Je peux vous l'affirmer, la PP2 n'a rien à voir avec la PP1, même si il faut un œil averti (qui en vaut deux) pour les différencier.
Notre nouvelle amie la PP2 erre dans le secteur depuis l'ouverture de la chasse et fait certainement partie d'un lâcher, comme sa prédécesseur.
Pendant des semaines, j'ai entendu son cri strident au loin, avant d'enfin l'apercevoir au détour d'un chemin. Puis quelques semaines se sont passées encore, avant qu'elle ne se rapproche et commence à faire le guet pour surveiller ce qu'il se passait chez moi depuis la ferme voisine, juchée sur un round baller de paille, à quelques mètres du sol.
 
 
Attirée par mes poules et par mes invitations à venir se restaurer, il n'a ensuite fallu que quelques jours pour que je la trouve attablée au poulailler, fourchette et couteau à la main, à picorer le blé. 

 
C'est avec plaisir que je met le couvert chaque jour pour soigner l'accueil de cette PP2, qui a bien besoin de se remplir la panse (ou plutôt le jabot), en cette froide période hivernale.
Elle me laisse facilement la prendre en photo. Alors que la PP1 s'envolait dès que j'étais à moins de 15 mètres, la PP2 se laisse approcher à 3 mètres .... ce qui n'est pas très recommandé pour sa sécurité ( j'ai vérifié pour la mienne, pas de problèmes, les perdrix perdues mangent des graines et des arthropodes).
 

 
 
J'ai essayé de lui expliquer que certains bipèdes n'étaient pas seulement munis d'appareils photos, et qu'il valait mieux filer, mais elle n'a écouté qu'à moitié. Je crois que c'est un mâle.
Pas parce qu'elle n'écoute pas ce qu'on lui dit, ni parce que j'ai regardé sous sa jupe, mais parce qu'en zoomant sur les photos je pense deviner des ergots, ce qui n'était pas le cas sur les clichés de ma regrettée PP1.

La PP1 était une perdrix stressée, voire parano, toujours à surveiller derrière son épaule. La PP2 est une perdrix baba cool, qui pense qu'il suffit de s'accroupir dans l'herbe pour passer inaperçue. Chez les bisounours peut-être, mais pas chez les chasseurs ...

En mode camouflage niveau débutant :


En mode camouflage niveau expert - suffit de tourner le dos :

dimanche 23 août 2015

Un soir un renard

Un soir, un renard
A traversé mon pré, il a été interpellé
par les poules en train de picorer
Il est resté quelques instants les observer
Depuis les fourrés où il s'est caché
Juste le temps de faire quelques clichés
Puis en toussotant un peu je l'ai chassé
Pour que l'on reste en bonne amitié ....
 



 

samedi 22 août 2015

samedi 27 juin 2015

Rencontre avec un dauphin au large de Tréguier (22-Côtes d'Armor)

Lors d'une balade en mer par une belle journée ensoleillée, un dauphin est venu à notre rencontre, par curiosité ou par jeu, nous offrant un moment riche en émotion ! Une rencontre intemporelle qui nous fait nous sentir bien petits par rapport à cette nature merveilleuse qui nous entoure.

vendredi 17 avril 2015

La Perdrix Perdue est partie

Elle a égayé mes journées durant tout l'hiver, la petite perdrix perdue, arrivée par hasard ou portée par le vent, jusque sous mes fenêtres, ce 24 décembre dernier. Elle est venue tous les jours sans faute, de bon matin jusque tard le soir, passer la journée auprès de mes poules, les suivant dans leurs explorations du jardin, essayant de se joindre à leur conversations, entrant dans leur enclos pour profiter du blé dans les mangeoires.
J'ai appris à connaître ses habitudes, à respecter sa peur ancestrale de gibier en faisant attention de ne pas la surprendre et lui laisser le temps et la place de déguerpir avant de trop m'approcher. Avec le temps elle a aussi appris à comprendre mes habitudes, mes allées et venues, mes horaires, en se cachant à proximité quand j'étais dehors et en réapparaissant dès que je rentrais dans la maison. Je la voyais parfois m'observer depuis le toit d'un box ou depuis une souche d'arbre, au loin, attendant que je lui laisse place libre.
J'ai appris à reconnaître son chant, ou plutôt son cri strident, grinçant comme une scie, car elle appelait toujours depuis les hectares voisins avant d'arriver. Parfois elle venait en volant à travers champs, parfois je la voyais arriver à pied depuis le bout de la rue, avec sa démarche de petite poupée, puis passer comme à son habitude sur le côté du portail, pour rejoindre l'allée puis le poulailler.
Elle me manque cette petite perdrix perdue, que je ne vois plus depuis le 9 avril. Peut-être qu'elle a retrouvé son chemin. Je suis contente qu'elle soit restée quelques temps sur le mien.
 














Le lapin de garenne

Plusieurs lapins de garenne habitent ici, je les vois quotidiennement grignoter les graminées, se régaler des pommes tombées à terre, ou récupérer les grains d'orge laissés par les chevaux  ... tous les étés, une lapine vient mettre au monde ses petits dans l'abri des chevaux, j'aperçois parfois ses aller-retour lorsqu'elle va les allaiter.

Le lapin de garenne est à l'origine de tous les lapins domestiques. Il était élevé jusqu'au Moyen-Age dans de grands enclos appelés "garennes".


Les petits naissent dans une rabouillère, creusée et aménagée par leur mère

Ils naissent nus et aveugles, ils ouvrent les yeux vers 10-12 jours


Les lapereaux restent seuls au terrier, leur mère passe les allaiter 1 fois par jour,
 pendant 3 à 4 semaines

Ensuite les petits doivent se nourrir seul, leur mère étant occupée avec la portée suivante

samedi 24 janvier 2015

Troglodyte Mignon

Troglodyte Mignon Juvénile
Le Troglodyte Mignon est un petit passereau. Il pèse seulement 9 grammes, on le reconnaît à sa petite taille, à sa vivacité et à sa petite queue dressée verticalement.
Il est sédentaire et se nourrit surtout d'insectes, de petits invertébrés, de baies et de graines. On l'aperçoit souvent dans les fourrés et les ronciers, qu'il traverse avec l'agilité d'une souris. Il se déplace en sautillant ou en volant au ras du sol sur de courtes distances. Malgré sa petite taille, son chant est puissant.
Le mâle et la femelle ont le même plumage. Le mâle construit des nids sphériques en mousse, à faible hauteur. La femelle en choisit un dans lequel elle pond 4 à 7 œufs, qu'elle couvera environ 2 semaines. Les autres nids servent à tromper les prédateurs. Les deux parents alimentent les petits, qui restent au nid pendant 3 semaines. Les parents continuent ensuite à les nourrir pendant encore 40 jours, avant qu'ils ne deviennent complètement autonomes.

samedi 17 janvier 2015

Rencontre d'un soir


Il paraît que le soir en forêt, l'invisible s'éveille. Les occupants du jour s'en vont dormir et laissent place aux esprits de la nuit. Un soir d'été, alors que je me promenais discrètement, un arbre a bien voulu me montrer son visage ...

dimanche 4 janvier 2015

La Perdrix Perdue du Peuple des Prés


 
Le 24 décembre, une perdrix rouge est venue me visiter, c'était mon cadeau de la journée, que le Père Noël a laissé échapper de son traineau en survolant mon pré. Depuis elle vient quotidiennement manger et se reposer avec mes poules. Je l'attends chaque matin avec impatience !
 
La perdrix rouge est un oiseau de la famille des phasianidés (comme les cailles, faisans, paons ...), elle pèse en moyenne 450 g pour une taille de 32 à 34 cm.
Elle se nourrit principalement de graines, feuilles, insectes et petits invertébrés. Elle passe la nuit dans un dortoir situé à même le sol; son domaine d'activité s'étend sur 30 hectares, qui se réduit à 5 hectares pendant la période de reproduction.
Elle est habituellement sédentaire et à partir de l'automne vit en groupe d'une dizaine d'individus, parfois plus, notamment par temps froid. Les couples se forment en avril et peuvent durer plusieurs années. La mâle prépare plusieurs nids, des cuvettes qu'il forme dans les broussailles ou sous un buisson. La femelle choisit celui dans lequel elle va pondre. Elle pond une dizaine d'œufs en mai-juin, parfois en deux endroits, le male se charge alors de couver un des nids. L'incubation dure 24 jours, les jeunes sont adultes vers l'âge de 10 semaines mais restent auprès de leurs parents jusqu'en hiver.